À la manière d’un carnet de notes et d’images tenus entre 2000 et 2006, ce film témoigne des dérives à travers Strasbourg de groupes de demandeurs d’asile.
À la fois parcours d’endurance administratif et défilé protestataire, la triste équipée de personnes isolées et de familles en quête d’un abri et d’une reconnaissance. Quand les lieux familiers de la ville deviennent le théâtre de la détresse sociale, hantés par des corps fatigués, traversés de regards perdus.
Chaque année à Munster, en Alsace,a lieu un bal curieusement nommé "le bal des veuves". Déguisées et masquées, ce sont les femmes qui invitent à la danse.
Des rêves, des angoisses et des colères. Rêve général met en scène Camille, Julien et Julia la réalisatrice ; ils se sont rencontrés, lors du mouvement anti-CPE en 2006 à l’Université Marc Bloch à Strasbourg.
Yvette, Arlette, Léon, Catherine et Jean ont entre 70 et 80 ans. Ils habitent dans des régions différentes, mais vivent depuis des décennies dans la même maison, sur cette terre qui les a vus naître.
Vingt ans après l’appel de Coluche sur l’antenne d’Europe 1, les Restos du Coeur perdurent et sont devenus une véritable institution. Tourné à Strasbourg, le film nous emmène à la rencontre de ceux qui les font vivre et qui permettent à d’autres de survivre.
"Je ne vois pas les formes ni la lumière, rien, absolument rien du tout. Mais je ne suis pas dans le noir, je ne vois rien" dit Jean-Michel, aveugle de naissance, tout comme les autres personnages du film.